
Marché immobilier résidentiel à Montréal : ce que vous devez savoir en mars 2026

Ah Montreal,
le printemps approche, et avec lui, l'une des périodes les plus actives de l'année pour l'immobilier résidentiel à Montréal. Si vous songez à acheter, vendre ou investir, voici un portrait complet et actualisé du marché montréalais en ce début de printemps 2026.
Une stabilisation, pas un ralentissement
Le marché immobilier de Montréal entre dans une phase de stabilisation des ventes. En février 2026, les transactions résidentielles ont enregistré une légère baisse de 3 % par rapport à l'an dernier, mais les niveaux d'activité demeurent au-dessus de la moyenne historique pour cette période de l'année. Ce n'est donc pas un signe d'essoufflement, mais plutôt d'un marché qui retrouve un rythme plus sain après des années de surchauffe.
Avec un ratio ventes/nouvelles inscriptions (SNLR) de 52 %, Montréal se trouve dans une zone de marché équilibré, ce qui est une bonne nouvelle tant pour les acheteurs que pour les vendeurs.
Les prix : encore en hausse, selon le type de propriété
Les prix continuent de progresser à Montréal, avec des performances très différentes selon le segment :
Maisons unifamiliales Le prix médian atteint 639 000 $ en février 2026, soit une hausse de 7 % sur un an. La demande reste forte pour ce type de propriété, et les délais de vente (39 jours en moyenne) témoignent d'un marché encore très actif.
Plex (multilogements) Avec un prix médian de 850 000 $ (+7,6 % sur un an), les plex continuent d'attirer les investisseurs et les acheteurs en quête de revenus locatifs pour alléger leur hypothèque. C'est le seul segment à avoir affiché une croissance des ventes (+1 %) en février.
Copropriétés (condos) Le marché du condo, lui, amorce un rééquilibrage favorable aux acheteurs. Le prix médian se stabilise à 430 000 $ (+2 % sur un an), tandis que le nombre de copropriétés disponibles a bondi de 20 % sur un an. Pour les acheteurs patients, c'est une fenêtre d'opportunité intéressante : plus de choix, plus de négociation possible.
L'offre augmente : bonne nouvelle pour les acheteurs
Avec 7 629 nouvelles inscriptions en février (en hausse de 11 % sur un an) et 18 695 inscriptions actives sur la région métropolitaine, l'offre reprend du souffle. On recense actuellement 4,8 mois d'inventaire, ce qui maintient le marché en territoire vendeur selon les standards québécois (moins de 8 mois), mais avec une tendance à l'équilibre qui profite aux acheteurs.
Montréal se distingue du reste du Canada
Alors que Toronto et Vancouver prévoient des baisses de prix en 2026 (respectivement -4,5 % et -3,5 % selon les projections), Montréal fait figure d'exception avec une hausse attendue de 5 % pour l'ensemble de 2026 selon Royal LePage. La métropole québécoise tire profit d'un tissu économique diversifié, d'une immigration soutenue et d'une offre de propriétés encore insuffisante par rapport à la demande.
Les quartiers à surveiller ce printemps
Le marché montréalais est de plus en plus fragmenté géographiquement. Quelques secteurs retiennent l'attention :
- Le Sud-Ouest : accessibilité relative, nouvelles commodités et communautés en croissance attirent une clientèle de premiers acheteurs.
- L'Est de Montréal : en pleine revitalisation, avec des prix encore abordables et un potentiel de valorisation intéressant.
- Les banlieues proches (Laval, Rive-Sud, Longueuil) : toujours populaires pour les familles à la recherche d'espace, surtout avec la généralisation du travail hybride.
Ce que les taux d'intérêt changent
La Banque du Canada a procédé à plusieurs baisses de taux depuis 2024, ce qui a contribué à relancer la demande immobilière. Toutefois, une incertitude économique persiste en raison de la politique d'immigration fédérale (plafonnement des étudiants étrangers, cibles d'immigration revues à la baisse) et de l'impact des tarifs douaniers américains sur l'économie canadienne. Ces facteurs pourraient modérer la demande dans la seconde moitié de 2026.
Louer à Montréal en 2026
Pour ceux qui ne sont pas encore prêts à acheter, le marché locatif montréalais se maintient à un niveau élevé. Le loyer moyen en février 2026 était de 1 925 $ par mois :
- 1 chambre à coucher : 1 722 $/mois (légère baisse de 1,2 % sur un an)
- 2 chambres à coucher : 2 257 $/mois (stable)
Notre analyse : que faire en ce printemps 2026 ?
Vous vendez une maison unifamiliale ou un plex ? Le marché est toujours en votre faveur. La demande est forte, les délais de vente sont raisonnables et les prix sont au sommet pour ces catégories. Préparez bien votre mise en marché pour maximiser votre prix de vente.
Vous achetez un condo ? Profitez du rééquilibrage en cours. Vous avez maintenant plus de choix et davantage de pouvoir de négociation. Ne précipitez pas votre décision et prenez le temps de comparer.
Vous investissez dans un plex ? La combinaison d'une hausse des prix et d'un marché locatif stable en fait toujours l'un des meilleurs investissements immobiliers à Montréal.
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