Plex en brique rouge à Montréal avec escaliers extérieurs et vue sur le Mont-Royal
Investissement

Pourquoi investir dans un Plex à Montréal en 2026 ? Analyse des quartiers émergents

Radu Gartu
Radu Gartu

Dans un marché immobilier qui navigue entre incertitude et opportunité, une catégorie de propriété tire son épingle du jeu avec une régularité remarquable : le plex. Duplex, triplex, quadruplex — ces immeubles résidentiels à logements multiples sont depuis longtemps au cœur de la culture immobilière montréalaise. En 2026, ils représentent plus que jamais une stratégie d'investissement solide pour quiconque cherche à bâtir un patrimoine durable.

Alors que le marché global de la région métropolitaine de Montréal enregistre un recul de 15 % des transactions en janvier 2026, le segment des plex affiche une robustesse impressionnante : 263 ventes en janvier, soit une hausse de 7 %, se démarquant de toutes les autres catégories.

Dans cet article, nous vous expliquons pourquoi le plex demeure l'investissement de choix à Montréal en 2026, et surtout, dans quels quartiers émergents vous devriez diriger votre attention.

Le marché des plex en 2026 : les chiffres qui parlent

Les données de l'APCIQ dressent un portrait clair pour ce début d'année 2026 :

  • Prix médian des plex : 850 000 $ en février 2026, en hausse de 7,6 % sur un an
  • Délai moyen de vente : 51 jours en février 2026, soit une réduction de 21 jours par rapport à l'an dernier
  • Taux hypothécaire fixe 5 ans : autour de 3,69 %, bien en deçà des sommets de 2023
  • Hausse des prix sur 5 ans : +67 % depuis 2020 (rapport APCIQ, janvier 2026)

Ces chiffres racontent une histoire cohérente : la demande pour les plex est solide, les délais de vente se raccourcissent, et la valeur des propriétés continue de s'apprécier.

Pourquoi les plex résistent mieux que les autres types de propriétés ?

Contrairement aux condos ou aux maisons unifamiliales, le plex présente plusieurs avantages structurels :

  1. Le modèle « propriétaire-occupant » : De nombreux acheteurs habitent l'un des logements tout en louant les autres. Les loyers couvrent une partie importante du versement hypothécaire.
  2. Deux sources de valeur : Un plex prend de la valeur à la fois par l'appréciation du capital ET par les revenus locatifs qu'il génère.
  3. Inventaire limité et demande croissante : La construction de nouveaux plex est extrêmement limitée à Montréal. Le stock existant de plex en brique rouge est irremplaçable.
  4. Marché locatif sous pression : La demande locative à Montréal reste forte, portée par une immigration soutenue, une population étudiante importante et un taux de propriété bien en dessous d'autres grandes villes canadiennes.

Analyse des quartiers émergents : où acheter un plex en 2026 ?

Tous les quartiers ne se valent pas. Certains secteurs offrent encore des prix d'entrée relativement accessibles avec un fort potentiel de valorisation.

1. Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (HoMa) : l'embourgeoisement continue

HoMa reste l'un des quartiers les plus dynamiques pour les investisseurs en plex. L'arrondissement bénéficie d'un processus d'embourgeoisement soutenu depuis plus de 10 ans, avec des plex à des prix encore inférieurs à la moyenne de l'île et un accès au métro (stations Joliette, Pie-IX, Viau).

2. Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension : diversité, accessibilité et métro

Cet arrondissement est souvent sous-estimé, mais les données parlent : les ventes de condos y ont bondi de 35 % avec un prix médian de 439 000 $, et les plex y affichent une progression de 34 % des transactions.

3. Montréal-Nord et Rivière-des-Prairies : la frontière du prochain cycle

Ces deux quartiers représentent la nouvelle frontière de l'embourgeoisement montréalais — une opportunité similaire à ce que HoMa représentait il y a une décennie.

4. Le Sud-Ouest : Verdun, Saint-Henri, LaSalle

Le Sud-Ouest continue sur sa lancée, avec une demande portée par la proximité des parcs riverains et les projets de développement dans Pointe-Saint-Charles.

Calculer la rentabilité : ce qu'il faut vérifier avant d'acheter

Le MRB (Multiplicateur de Revenu Brut) : Un MRB entre 12 et 16 est raisonnable à Montréal en 2026. Au-delà de 18, la propriété est probablement surévaluée.

Le taux de capitalisation (cap rate) : Un taux de 4 à 5 % est réaliste pour un plex en bon état. Des taux de 6 %+ sont possibles dans les quartiers émergents.

Les loyers actuels vs les loyers du marché : À cause du TAL, les loyers en place peuvent être significativement sous le prix du marché. Ce manque à gagner doit être intégré dans votre analyse.

3 erreurs fréquentes des investisseurs en plex à éviter

  1. Surestimer les revenus locatifs futurs : Basez votre analyse sur ce que la propriété génère aujourd'hui.
  2. Sous-estimer les dépenses d'exploitation : Taxes, assurances, entretien, gestion — ces coûts représentent 35 à 45 % des revenus bruts.
  3. Négliger la due diligence juridique : Vérifiez l'historique des loyers, les avis de travaux, les poursuites au TAL et l'état des baux.

Conclusion : Le moment d'agir, c'est maintenant

Le marché des plex à Montréal en 2026 envoie des signaux positifs clairs : délais de vente en baisse, prix en hausse, demande locative soutenue et taux hypothécaires raisonnables. Les quartiers comme HoMa, Villeray, Parc-Extension et Montréal-Nord offrent encore des points d'entrée intéressants.

Vous souhaitez discuter de votre projet d'investissement dans un plex à Montréal ? Contactez-nous pour une consultation personnalisée et gratuite.

Radu & Audrey - Courtiers immobiliers grand montreal - sutton immobilia inc